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Vous êtes actuellement dans la rubrique : Actualités  / Année 2015  / 06-juin 2015 

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Stage de remise à niveau pendant les vacances… essayer de culpabiliser davantage encore les enseignants !

Publié le: lundi 22 juin 2015

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La campagne de candidatures pour l’organisation des stages de remise à niveau pendant les vacances estivales est lancée. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’administration emploie les grands moyens pour "vendre" ce dispositif.

Il est vrai que lors des précédents CDEN (Comités Départementaux de l’Education Nationale, réunis en présence du Préfet, de représentants des maires, de parents d’élèves...), le DASEN a regretté le manque d’engagement des personnels dans la mise en œuvre de ces stages. 0,39 % des élèves de CM ont été concernés par la session du printemps 2014 (contre 0,43 % en 2013), et 0,82 % par la session estivale 2014 (contre 0,77 % en 2013). Le DASEN avait alors promis qu’il se montrerait très persuasif pour développer ces pratiques.

Ce sont donc maintenant les IEN qui prennent la plume pour exhorter les collègues, et plus spécifiquement ceux travaillant en Education Prioritaire, à s’engager dans les stages de remise à niveau. Puisque "notre ministère s’engage, par une mobilisation exceptionnelle, à apporter des réponses aux territoires les plus fragiles" en refondant la carte de l’Education Prioritaire, ce serait maintenant aux enseignants de participer à l’effort national en se mobilisant pour mettre en place les stages. De quoi parle t-on exactement ?
- d’une carte de l’Education Prioritaire redessinée à moyen constant, qui éjecte des écoles au prétexte que le collège de secteur, "tête de réseau", ne présente pas les mêmes caractéristiques. Sur les secteurs de Cholet ou de Châteauneuf sur Sarthe, la réalité des difficultés scolaires prégnantes n’a pas été reconnue malgré les alertes lancées par les parents, les enseignants, et les écoles sont sorties du dispositif.
- d’écoles nouvellement étiquetées "soutenues" (et pour lesquelles on pourrait donc légitimement attendre appui et protection de la part de l’administration) mais qui font l’objet au même moment de fermetures de classe (3 fermetures en maternelle au CTSD du 3 avril).
Alors non, les collègues travaillant chaque jour en éducation prioritaire n’ont pas à pallier l’insuffisance des moyens alloués. D’autant plus que dans le même courrier, l’IEN reconnait que "c’est dans le quotidien des pratiques pédagogiques et éducatives que se joue la réussite scolaire des élèves issus des milieux les plus défavorisés".

Rappelons que ces stages ont vu le jour avec la réforme Darcos. Au moment où le gouvernement rabaissait le temps de classe hebdomadaire de tous les élèves de 26 à 24h, fleurissaient de nouveaux dispositifs (aide personnalisée, accompagnement éducatif...) dont ces stages censés profiter à la fois aux élèves rencontrant quelques difficultés scolaires « légères » et aux enseignants des écoles qui souhaitaient bénéficier du « travailler plus pour gagner plus » !

La rémunération des enseignants participants s’effectue en effet en heures supplémentaires (HSE). Accepter le principe de ces heures supplémentaires, c’est admettre la réalité de nos salaires insuffisants au regard du travail effectué et des comparaisons européennes. La compensation individuelle ne peut être la solution : il faut continuer à se battre collectivement pour la hausse du pouvoir d’achat de tous les enseignants. Les équipes pédagogiques ne sont pas non plus à l’abri de tensions induites par ces stages : entre ceux qui font face aux difficultés des élèves au quotidien et ceux qui seraient censés les faire disparaître en 15 heures, d’un coup de baguette magique. Pour permettre ce complément de salaire aux volontaires, le travail supplémentaire alors imposé aux directeurs (organisation pratique) et aux maîtres (bilan) ne sera lui, pas rémunéré.

La pléthore d’arguments avancés par les IEN en faveur des stages s’accompagne d’un lexique ambitieux : renforcer les relations avec les familles, les rassurer sur les difficultés de leur enfant, redonner envie et plaisir, construire l’estime de soi, équité, ambition, bienveillance, exigence, réussite... "ils sont le lieu pour faire vivre plus aisément une pédagogie étayante". Au SNUipp-FSU, la revendication de la baisse des effectifs par classe est portée depuis longtemps, et les études qui mettent en évidence la corrélation entre le nombre d’élèves et la réussite scolaire ne manquent pas. Laisser croire aux enseignants que les stages, du fait de leur organisation autour d’un petit nombre d’élèves, serait LE moment privilégié qui va leur permettre de réussir est consternant. Il faut continuer de s’emparer syndicalement de la question de la baisse des effectifs pour obtenir des conditions de travail quotidiennes satisfaisantes et motivantes pour l’enseignant et ses élèves.

Et que dire du manque de remplaçants qui a totalement désorganisé les écoles cette année et qui a abouti sur le département à des centaines de journées sans maîtres pour les élèves ? Faut-il penser que 5 demi-journées de stage de remise à niveau rattraperont toutes les journées de classes perdues pour les élèves ?
Que dire également des rythmes scolaires mal pensés, sous-financés et imposés qui n’ont contribué - dans de nombreuses communes - ni à une amélioration des conditions d’apprentissage des élèves ni à une amélioration des conditions de travail des enseignants ?

Nous sommes convaincus que la réussite de nos élèves ne dépend pas de dispositifs annexes tels que les stages de remise à niveau. Elle est intimement liée aux conditions de travail des enseignants : prise en compte des difficultés contextuelles, des effectifs par classe allégés, des RASED complets, suffisamment de remplaçants, une reconnaissance salariale du travail effectué. C’est par l’action collective que ces moyens se gagneront. En ce qui concerne les stages, nous rappelons qu’ils ne peuvent être imposés aux enseignants.

Le SNUipp-FSU appelle les collègues du département à ne pas s’inscrire dans ce dispositif.


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