Accueil
sg sd
Le SNUipp Actualités Infos carrière CAPD, CTSD, CDEN... Dossiers/Juridique
Outils pratiques Les publications Se syndiquer Formation initiale
id

SNUipp-FSU de Maine et Loire

liste de diffusionSNUipp-FSU de Maine et Loire
S'abonner à la liste de diffusion du SNUipp 49 et recevoir toutes les nouvelles publications du site.
Indiquez
votre adresse courriel:


Accès Rapide

Accueil du site
Plan du site
Les nouveautés

Accès par thèmes




Liens FSU

Les sites nationaux
fsu
snuipp
Vous pouvez vous déplacer dans le site à l'aide des liens ci-dessous.

Vous êtes actuellement dans la rubrique : CAPD, CTSD, CDEN...  / Commissions paritaires 2016-2017 (CAPD, CTSD, ...) 

Imprimer l'article


CAPD du 3 novembre 2016 : déclaration du SNUipp-FSU de Maine-et-Loire

Publié le: vendredi 4 novembre 2016

rien
rien

Cette CAPD est réunie pour traiter principalement de l’avancement des personnels des écoles sous des modalités qui sont appelées à évoluer l’année prochaine.

L’avancement est un sujet particulièrement sensible pour nos collègues d’autant plus que l’augmentation récurrente des cotisations retraite et les années cumulées de gel du point d’indice ont largement bloqué toute amélioration salariale globale et généré une perte croissante du revenu.

Rappelons par ailleurs que, malgré l’instauration récente de l’ISAE (dont trop de collègues sont encore exclus, comme les enseignants référents, en SEGPA...), les professeurs des écoles français travaillent plus et sont moins bien payés que leurs homologues des autres pays de l’OCDE. Le salaire moyen d’un professeur des écoles français demeure ainsi près de 20% inférieur à la moyenne de l’OCDE.

C’est dans ce contexte que le SNUipp-FSU n’a eu de cesse de revendiquer des modalités d’avancement plus justes et accessibles à tous : promotions au rythme le plus rapide, transformation de la hors-classe en échelons ouverts à tous, déconnexion de l’avancement et de l’évaluation...

Nous garderons cette même revendication demain, notamment dans le cadre du projet de refonte de l’évaluation des enseignants qui ne peut être, pour nous, un prétexte à l’instauration de procédés managériaux infantilisants ou dégradants.

Car ce dont ont besoin les enseignant-es, c’est de considération, de bienveillance et de reconnaissance.

Comme nous l’avons déjà évoqué à plusieurs reprises, nous sommes quotidiennement sollicités par des collègues désorientés, lassés, voire épuisés. L’accumulation des prescriptions, une formation continue insuffisante, des conditions de travail toujours plus dégradées, la gestion de classes de plus en plus hétérogènes, des effectifs trop chargés, la gestion d’élèves de plus en plus difficiles ne pouvant pas - faute de moyens - bénéficier de structures spécifiques, une intensification du travail mesurée par tous... sont vécus comme autant d’obstacles à bien faire et bien vivre son métier.

La reconnaissance donc, comme un enjeu plus fondamental aujourd’hui qu’hier.
Cette reconnaissance ne semble pourtant pas aller de soi. On admet l’importante charge de travail des PE, on convient même de son accroissement ces dernières années, on s’accorde sur la difficulté, voire la pénibilité du métier, on admire l’investissement des enseignants.

Admirer, convenir ou admettre, ce n’est pas reconnaître. C’est même le contraire.

A cet effet, le SNUipp-FSU s’attache depuis des années à traiter la question du travail enseignant au-delà des représentations factices qu’en donnent les médias ou certains responsables politiques. Traiter la question du métier enseignant c’est l’envisager sous tous ses aspects, notamment ceux qui ne sont pas visibles.

Car au-delà des heures de service, les professeurs des écoles sont fortement impliqués. D’après l’enquête nationale du SNUipp-FSU à laquelle plus de 37 000 collègues ont répondu, la moyenne de travail effectif par semaine est de plus de 44 heures. Il est temps de mettre en lumière ce temps invisible, qu’une enquête de la DEPP elle-même en 2013 avait estimé largement supérieur aux heures prévues par les ORS.

Le cadre des 108 heures annualisées explose, tous nos collègues nous le disent.
C’est pourquoi le SNUipp-FSU a décidé d’agir pour faire reconnaître le réel temps de travail des enseignant-es.
Afin d’obtenir l’ouverture de discussions sur nos obligations réglementaires de service, le SNUipp-FSU a lancé depuis plusieurs semaines maintenant une campagne nationale pour améliorer les conditions de travail des enseignant-es et des élèves en récupérant le temps des APC.
Le SNUipp-FSU n’appelle pas à la désobéissance mais exige la reconnaissance. C’est la professionnalité des enseignants qui est au cœur de cette campagne sur le temps de travail.

Nous n’oublions pas l’origine de l’APC, héritière de l’Aide Personnalisée instituée en 2008 suite à la disparition du samedi matin de classe, et prétexte – assumé par le Ministre de l’Education de l’époque, Xavier Darcos - à la suppression massive de postes RASED.

Pour 80 % des enseignant-es, les APC sont inutiles et rallongent les journées des élèves qui sont déjà beaucoup trop longues. Si ça et là, des collègues mettent en place des organisations et des projets, aucune recherche ni aucune étude n’ont permis de prouver l’utilité des APC. Et si les APC étaient indispensables aux élèves, comment expliquer que certain-es en sont « privé-es » ? Les RASED, eux, composés de personnels formés et spécialisés, ont été mis en place pour analyser et remédier à ces difficultés d’apprentissage. Or, aujourd’hui, l’absence d’ambition à recréer les postes nécessaires à leur bon fonctionnement et le peu de départs en formation en dit long sur la politique éducative menée. Quant au travail en petit groupe rendu possible par les APC, faut-il rappeler qu’il ne profite pas à tous-tes les élèves. Là encore, des solutions existent : le "Plus de Maîtres que de Classes" peut répondre à ce besoin de travailler avec de petits groupes d’élèves.

Ce temps dévolu aux APC doit être rendu aux enseignants. C’est pourquoi nous appelons la profession à entrer dans l’action : à ne pas ou plus mettre en œuvre les APC, et à récupérer ce temps pour rencontrer les parents, se concerter avec les autres collègues, faire des projets pour la classe, pour l’école, voir les collègues du RASED, appréhender les nouveaux programmes…

Nous vous demandons à vous, Monsieur le Directeur académique et Mesdames et Messieurs les IENs, de faire confiance aux professionnels que nous sommes. Le contrôle des heures, le renvoi récurrent de tableaux, … deviennent pléthoriques, alourdissent encore la tâche et éloignent davantage de l’essentiel. On assiste ainsi à un mouvement qui ne dit pas son nom où le complémentaire devient le primordial comme le périscolaire, au moment des nouveaux rythmes scolaires, supplantait le scolaire en devenant l’enjeu de l’école.
D’ores et déjà, des collègues ont reçu des courriers les invitant à se présenter à la DSDEN. Nous vous assurons de notre présence afin d’accompagner tous les enseignant-es engagé-es dans la consigne syndicale auxquels vous demanderiez des explications. Et nous vous rappelons que nos collègues, en plus du temps nécessaire, ont besoin de bienveillance et de soutien de la part de leur hiérarchie.

Un dernier mot...
Les échéances électorales qui s’annoncent en 2017 seront l’espace de débats et de confrontations de projets de société où les questions éducatives et l’École seront centrales.
Pour autant, les premiers propos ou projets des candidats potentiels ont de quoi nous inquiéter fortement : éducation au rabais, vision rétrograde de l’école d’aujourd’hui et de demain, nouvelles réductions budgétaires, suppressions massives de fonctionnaires, attaques du statut, discours anti-pédagogues les plus réactionnaires... Autant de programmes pour laisser croire que l’école et ses enseignants seraient une charge alors que nous ne cessons de dire que l’École est au contraire un investissement précieux et essentiel pour la société.

rien
 
Tous les articles du th�e
Cet article n'est pas lié à un thème.  
rien
Imprimer l'article
Ver 15/03/2007
Remerciements SNUipp
adresse
SNUipp49-FSU : 14 place Imbach, 49100 ANGERS - tél : 02.41.25.36.40 - fax : 02.41.86.96.88 - mail : snu49@snuipp.fr - mentions légales