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CAPD du 4 mai 2017 : déclaration liminaire du SNUipp-FSU

Publié le: jeudi 4 mai 2017

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Déclaration SNUipp-FSU à la CAPD du 4 mai 2017

Monsieur le Directeur académique,

Cette commission paritaire se tient à trois jours du second tour des présidentielles qui a qualifié notamment la candidate du Front National. Le Front National n’est pas une cause mais une conséquence. Ainsi, la progression du Front National est le résultat des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux.
Le SNUipp et la FSU considèrent avec une extrême gravité la montée de l’extrême droite dans notre pays. Depuis des années, ils prennent une part active pour la combattre.
Outre les replis nationalistes, les discours de haine et de racisme, le programme du Front National est contraire aux objectifs et valeurs de solidarité, justice sociale, d’égalité et de paix que nous portons.
Compte-tenu des pouvoirs octroyés au président de la Vème République, la prise de pouvoir du Front national serait une catastrophe pour notre pays : préférence nationale et racisme d’État aggraveraient encore les fractures de notre société. Les plus fragiles de nos concitoyens seraient les plus touchés. Nous ne pouvons l’envisager. Mais lutter contre les idées d’extrême droite implique de lutter contre les inégalités et les injustices, contre les politiques libérales et d’austérité qui font immanquablement le lit de l’extrême-droite depuis des décennies. Il s’agit de les combattre et de faire avancer les revendications du monde du travail.
Emmanuel Macron est l’un des artisans de ces politiques libérales. Il en a fait la preuve comme ministre, avec sa loi qui a étendu le travail du dimanche, et avec la loi El Khomri, qu’il aurait voulue plus dure encore. Alors même que le chômage est déjà catastrophique, il veut supprimer 120 000 postes dans les services publics, qui se dégradent déjà, faute de personnel. Il dit vouloir « libérer le travail », c’est-à-dire aggraver encore la précarité des salariés alors que les conditions et l’intensification du travail causent des dommages en terme de santé publique dans tous les secteurs d’activités. Il déclare déjà vouloir gouverner par ordonnances et en recourant massivement au 49.3, au mépris de la démocratie. Il se pose en rempart contre Mme Le Pen. Mais la politique qu’il a programmée ne pourra que mécaniquement renforcer le FN.

Si nous dénonçons ces mesures délétères depuis des années, si nous constatons qu’elles produisent des ravages lourds de conséquences, nous refusons pour autant la résignation ou l’abdication. Nous estimons, au contraire, que le monde du travail est à même de faire rempart aux mesures nocives que l’on nous propose.
Nous sommes ainsi convaincus que nous devons continuer de porter des propositions alternatives pour une société plus juste et plus solidaire : partage du temps de travail, juste répartition des richesses, réforme fiscale solidaire, mesures pour une transition écologique pour préparer l’avenir, renforcement des services publics et de la protection sociale pour lutter contre les inégalités, pour permettre la réussite scolaire et l’élévation d’un niveau de qualification pour tous les jeunes. C’est cette orientation que le SNUipp-FSU continuera de porter et de défendre avec les personnels. Il construira, chaque fois que nécessaire, avec les salariés, les mobilisations dans l’unité la plus large.
Parce que, contrairement à l’une, la différence est pour nous une chance et un enrichissement.
Parce que, contrairement à l’autre, les conquêtes sociales passées et à venir sont pour nous l’assurance d’une république apaisée et heureuse.

Nous défendrons également le paritarisme alors qu’il semble être – à la lecture de leur programme ou déclarations - une cible de choix pour les deux finalistes des présidentielles. C’est même, plus généralement, le droit syndical qui pourrait être remis en cause.
Encore une fois, il s’agit de présenter les salariés comme des « ennemis » et leur-e-s représentant-e-s syndicaux comme de rétrogrades empêcheurs de tourner en rond… bien que le monde ne paraît pas lui-même tourner très rond !

Nous estimons au contraire contribuer à la respiration démocratique, à la représentation citoyenne, à la promotion des valeurs et conquêtes de la République.

L’urgence sociale, à nos yeux est de fait indissociable de l’impératif démocratique et du vivre ensemble.
Chacune de nos interventions a été et sera portée par cet impératif. A l’échelle nationale comme à l’échelle locale (à ce titre, nous interviendrons ici dans le cadre de vœux communs intersyndicaux au cours de cette CAPD qui mettent en illustration ce que pourrait être un déni d’écoute tant sur la question salariale - la HC - que sur la question de la carte scolaire avec un projet préoccupant sur les écoles du quartier de Monplaisir).

Il faut donc entendre… pour pouvoir s’entendre.

Demeurer sourd aux aspirations du monde du travail, des salariés en général, de nos collègues en particulier, c’est prendre le risque du pire : la surdité, comme l’ignorance, conduisent dangereusement mais inexorablement vers les politiques les plus obscurantistes.

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Ver 15/03/2007
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