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Vous êtes actuellement dans la rubrique : CAPD, CTSD, CDEN...  / Commissions paritaires 2018-2019 (CAPD, CTSD...) 

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CAPD du 27 novembre 2018 : déclaration du SNUipp-FSU

Publié le: mardi 27 novembre 2018

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Vos élus du personnel du SNUipp-FSU vous informent...

Monsieur le Directeur Académique,

Nous voici fin novembre, et cette CAPD est la première de l’année scolaire. Le travail paritaire aurait pourtant nécessité la convocation d’une première CAPD courant septembre, pour y traiter des candidatures aux départs en stage des Modules d’Initiative Nationale ASH. Nous vous avions alerté à ce sujet au cours du groupe de travail du 11 septembre dernier, et vous nous aviez répondu alors que 8 candidatures avaient été recensées et qu’elles seraient toutes retenues. A la CAPN du 4 octobre, le Ministère n’avait pourtant trace d’aucune demande pour le Maine-et-Loire ! A l’évidence, la transmission des candidatures du département en direction du ministère ne s’était pas faite correctement. Le SNUipp-FSU49 vous a aussitôt écrit pour vous demander de faire remonter la liste des candidats, et nous avons fait ce même travail via nos élu·es SNUipp-FSU à la CAPN. Vigilance, transparence et équité fondent notre travail paritaire, et c’est l’insistance du SNUipp-FSU qui aura permis aux collègues éligibles d’être finalement bien retenus, même si hors-délai, pour ces stages MIN.

Pour faire le lien avec la CAPD d’aujourd’hui, nous regrettons une nouvelle fois le calendrier arrêté : le point à l’ordre du jour est la mise en place du PDF, et donc notamment le contrôle par les élu·es du personnel de l’équité quant au traitement des candidatures. Or les modules ont pour certains déjà débuté !

Aujourd’hui, l’école se retrouve confrontée à un défi majeur : celui de scolariser tous les élèves, alors que certains enfants ne relèvent pas de l’enseignement mais du soin. Si tous les moyens ne sont pas mis à disposition pour relever ce défi, c’est l’école elle-même qui devient maltraitante à l’égard des élèves et de ses personnels. Dans les classes, les situations ingérables se multiplient, et les enseignant·es se retrouvent pour le moins dépourvu·es, mais surtout affecté·es. Le SNUipp-FSU49, en organisant cette année une réunion d’information syndicale « inclusion et souffrance des personnels » a voulu répondre aux attentes exprimées par nos collègues, et la forte participation témoigne des besoins. De son côté, l’administration prend en partie la mesure de ce qui se joue actuellement en proposant, au sein du PDF, 2 modules sur temps de présence élèves intitulés « Les situations perturbantes ». A nos yeux, cette initiative reste toutefois bien insuffisante. 66 candidatures pour 40 places : vous pourriez à minima ouvrir une session supplémentaire cette année sur ce sujet... Mais surtout, à travers la prise en compte de ces situations perturbantes, violentes, se joue la santé de nos collègues. Et la mise en place de stages, comme autant de pansements, ne suffira pas.

L’actualité nous l’a encore précisé hier avec la parution d’une enquête scientifique IPSOS-Fondation Deniker, selon laquelle dans le monde du travail, 1 actif sur 5 est victime d’une détresse psychique. Nous citons le psychiatre qui a conduit cette étude : « Au sein de l’exercice professionnel, il y a des facteurs qui sont clairement associés au risque de présenter un trouble psychique : ne pas être récompensé à la hauteur des efforts fournis [cela fait écho aux positions que nous avons défendues concernant les appréciations finales rendues dans le cadre des rendez-vous de carrière, décevantes et dévalorisantes aux yeux de nos collègues], vivre des situations émotionnellement éprouvantes [devoir affronter des crises, prendre des coups ou se faire insulter, protéger la classe et se protéger…], [bref, et nous re-citons] : la situation des soignants, des enseignants typiquement. » L’étude précise que « les femmes sont encore plus nombreuses (26%) à subir cette détresse », ce qui fait sens dans notre profession féminisée à plus de 80%. Le constat est donc posé scientifiquement : les enseignants peuvent être amenés à souffrir de leurs conditions de travail. Comment répondre maintenant ? Cette problématique doit devenir votre préoccupation majeure. Nous avons des réponses à proposer : abaisser les effectifs dans chaque classe, prévoir un nombre de places en structures spécialisées (ITEP, IME…) suffisant, recruter et former des AESH, organiser une véritable médecine de prévention pour les personnels, restaurer la confiance à l’égard des personnels…

Les écoles sont en ce moment destinataires de notes pédagogiques émanant des circonscriptions, relatives à l’« accompagnement et au suivi de la mesure 100% réussite au CP ». La circulaire liste tout ce que nos élèves ne savent pas faire, et déploie les mesures d’accompagnement en français et mathématiques. Selon les territoires, éducation prioritaire ou non, le dispositif varie et peut vite s’avérer lourd : pour le même enseignant, 3 visites et entretiens avec un CPC, 2 visites et entretiens avec l’IEN, 3 entretiens d’équipes avec collègues-directeur-CPC-IEN. Rajoutons à cela les 18 heures de formation dites « obligatoires » en maths-français. Au SNUipp-FSU49, nous ne sommes bien sûr pas opposés aux vérifications par l’administration du contenu des enseignements dispensés, c’était le rôle des inspections et maintenant des rendez-vous de carrière. Mais un tel dispositif fait d’ores et déjà réagir les enseignant·es de CP. Ils doutent, et nous à leurs côtés, sur le témoignage de confiance que leur accorde ainsi l’administration ? et s’interrogent sur l’obligation qui leur serait faite d’accepter ces multiples visites et entretiens ?

Nous souhaitons également dire notre inquiétude quant aux conditions d’exercice des enseignant·es contractuel·les en poste depuis septembre. Des retours que nous avons, cette première expérience d’enseignement est vécue très durement, et peut aboutir à des arrêts maladie. Tous sont épuisés, et ne trouvent pas le temps de tenir de front la préparation de la classe et celle du concours. Vous nous aviez dit leur avoir proposé, lors de leur recrutement, la possibilité de travailler à temps partiel. Nous souhaiterions que cette possibilité leur soit de nouveau offerte. Plus largement, nous nous inquiétons que ce mode de recrutement puisse s’installer dans la durée, et rappelons qu’au SNUipp-FSU, nous sommes attachés à des recrutements statutaires.

Enfin, un dernier mot de l’actualité saumuroise où parents, enseignants et militant·es SNUipp-FSU49 continuent de se mobiliser contre la fermeture du collège Yolande d’Anjou : rassemblement samedi dernier, nouvelles actions prévues ce jeudi 29 novembre… « Restructurer, mutualiser » sans jamais prendre en compte les avis des premiers acteurs du terrain que sont les professeurs et leur volonté de pouvoir continuer à travailler à échelle humaine, en proximité avec les familles et les élèves… Ces procédés induisent indignation, découragement et finalement déconsidération… A l’opposé de tout cela,
Renforcer le pouvoir d’agir enseignant,
c’est la ligne offensive du SNUipp-FSU dans la période des élections professionnelles qui s’ouvre, et ce sera la ligne de nos interventions tout au long de cette instance.

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Ver 15/03/2007
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