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CAPD du 14 mars 2019 : déclaration du SNUipp-FSU

Publié le: jeudi 14 mars 2019

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Monsieur le Directeur Académique,

A l’heure où malgré nos alarmes sur ses conséquences dévastatrices pour l’école publique, le projet de loi pour une école dite « de la confiance » suit le cours législatif, nous souhaitons vous dire combien ce mot « confiance » est dévoyé, combien les enseignant·es sont exaspéré·es par la surdité et l’obstination du Ministère.

Cette CAPD qui va examiner les avancements accélérés des 6ème et 8ème échelons, concerne en réalité la rémunération de nos collègues. Les professeurs des écoles français, dont les salaires sont déjà inférieurs à la moyenne des pays de l’OCDE, sont confrontés et à la baisse de leur pouvoir d’achat et à l’absence de perspectives de revalorisation salariale. Aucune réponse n’a été apportée aux revendications des agents de la Fonction Publique dans ce domaine. Au contraire, le gouvernement a confirmé le gel de la valeur du point d’indice, la mauvaise compensation de la hausse de la CSG, et le rétablissement du jour de carence. C’est un véritable mépris affiché envers ceux qui tiennent à bout de bras le système éducatif !
Le SNUipp-FSU 49 continue de porter ses revendications d’un avancement unique à la cadence la plus rapide, de l’accès de tous les enseignant·es à la hors-classe, ainsi que de la déconnexion des rendez-vous de carrière de l’avancement. La question salariale est une des revendications de la journée de mobilisation prévue le mardi 19 mars, dans laquelle le SNUipp-FSU49 s’inscrit pleinement.

Parlons des évaluations nationales CP et de la fébrilité qui s’empare du Ministère à ce sujet. Plusieurs collègues, de diverses circonscriptions, nous ont informés des relances - avec plus ou moins de pression - faites par les IEN qui s’inquiètent de la non-remontée des résultats et pressent les retours.
Devons-nous rappeler que lors de la première session, les « résultats » étaient présentés par le Ministre à la presse avant même que ne soit clos le délai de saisie par les enseignants ? Illustration du mépris et de la manipulation politique.
Devons-nous rappeler la demande intersyndicale du 14 janvier d’abandon de ce dispositif d’évaluation, étayée par des arguments pédagogiques ? Illustration du déni de notre expertise professionnelle. Devons-nous rappeler que les enseignants évaluent leurs élèves, qu’ils sont en règle avec les programmes et la loi de 2013, en bref, qu’ils font leur travail, tous les jours, auprès de tous les élèves et de toutes les familles ?
Aujourd’hui, le Ministère ose parler de faute professionnelle ! Nous sommes loin de l’école de la confiance, mais plutôt en pleine crise d’autoritarisme.
Nous souhaitons qu’à l’échelle départementale la raison puisse l’emporter, et que l’idée même de sanctionner des enseignant·es qui œuvrent quotidiennement pour la réussite de tous les élèves soit écartée. Si des collègues venaient à être inquiétés parce qu’ils ont suivi leurs convictions professionnelles et une consigne syndicale, soyez assuré du soutien et de la défense que le SNUipp-FSU49 apportera à chacun·e d’eux.

Le paradoxe en est presque insolent : dans le même temps où le Ministère énonce clairement sa défiance envers ses agents, il présente et défend sa loi dite de « l’école de la confiance ». Mais la confiance suppose la réciprocité. Or la loi qu’il tente de nous imposer, sans négociation avec les organisations syndicales ni véritables débats parlementaires, est un empilement de mesures disparates au service d’un projet idéologique gouvernemental, qui loin de s’attaquer aux inégalités scolaires, menace de les aggraver. Après avoir faussement promis qu’il ne serait pas le ministre d’une énième loi sur l’école, Jean-Michel Blanquer porte finalement un projet qui ignore les grands défis auxquels est confrontée l’école, et qui ne présente aucune vision explicite, hormis une volonté forte de contrôle.

Après avoir pris soin, dès le premier article de museler l’expression citoyenne des enseignant.es, le projet décline une série de mesures qui bouleverseront profondément l’école et le travail des enseignant·es si la loi devait être adoptée :
- sous couvert de scolarisation obligatoire dès 3 ans, cadeaux financiers au privé et baisse de l’investissement dans l’école publique,
- retour des « écoles du socle » sous un nouveau label :« Établissements Publics des Savoirs Fondamentaux »,
- assujettissement des écoles au second degré avec la refonte de la direction d’école mise sous la tutelle des principaux de collège,
- pseudo-ouverture à l’expérimentation qui dissimule mal la destruction du caractère national de l’école et des garanties données par le statut,
- suppression des ESPE et création des INSP sous contrôle du Ministère instaurant la fin d’une formation indépendante,
- recrutement à bas coût de remplaçant.es non formé.es,
- fin de l’évaluation indépendante du système scolaire et mise en concurrence permanente des personnes, des écoles et des établissements…

Loin de ces projets, l’école a besoin d’effectifs allégés, de personnels mieux payés et mieux reconnus dans leurs fonctions, d’enseignants concepteurs de leurs enseignements qui puissent s’appuyer sur une riche et solide formation initiale et continue, d’enseignants spécialisés, de plus de maîtres que de classes, de personnels administratifs et d’autres pour accompagner les élèves...

En parallèle, le projet Réforme de la Fonction Publique parachève le travail de dynamitage. Ce projet est d’une brutalité inouïe puisque ce sont les équilibres du statut de 1946, réaffirmés par les lois de 1982 à 1984 qui sont piétinés et avec eux la conception d’un fonctionnaire citoyen au service de l’intérêt général, opposée à celle d’un fonctionnaire « aux ordres ». De la même façon, la représentation des salarié·es qui embarrasse le Ministère se retrouve réduite à peau de chagrin avec des Commissions Administratives Paritaires et des CHSCT prévus se fondre dans les CT.

Nous lisons les conditions de préparation de la rentrée 2019, et plus précisément la refonte de la circulaire mouvement départementale, sous le même prisme du « tout- contrôle » voulu par le Ministère. Les orientations, les outils, les dénominations… tout descend directement du cabinet et devrait être appliqué sans être questionné, faisant fi de tous les travaux préalables engagés dans les départements. En ce qui concerne le Maine et Loire, le projet qui a été la base de nos échanges lors du groupe de travail d’hier génère beaucoup d’inquiétudes. Loin de répondre à nos revendications de retour à deux saisies de vœux et du caractère non obligatoire des vœux géographiques, le projet obligerait les collègues contraints de participer au mouvement à faire au moins un vœu sur l’ensemble du département ! Il s’agit d’un recul sans précédent. De la même façon, l’opacité s’introduit via les nouveaux postes de « Titulaires de Secteur », coquilles vides qui seront demandées et pourvues sans aucune visibilité des supports réels, ou bien encore des affectations à titre définitif et provisoire au cours de la même CAPD… Les priorités légales introduites par le Ministère font basculer le barème du champ purement professionnel à la prise en compte d’éléments personnels, générant iniquité entre les participant·es au mouvement. Par ces obligations, le Ministère ne vise aucunement la satisfaction des enseignant·es, mais se préoccupe seulement de rentabiliser ces opérations administratives : un outil informatique estimé performant, et dans le même temps suppression de postes administratifs.

Au contraire, l’amélioration de notre système éducatif exige une construction commune, concertée et ambitieuse. Fiscalité, écologie, services publics, conditions de vie, salaires, emploi, retraites, réformes de la Justice, de l’Education, de la Fonction publique… la manière de répondre à chacune de ces questions correspond à un projet de société. Dans un monde ou 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité, comment ne pas s’indigner de choix qui creusent encore les inégalités, ne pas s’inquiéter aussi d’un jeu dangereux pour la démocratie ?

C’est pourquoi le SNUipp-FSU refuse la dérive actuelle de la politique éducative qui va à l’encontre d’une Ecole de la réussite de tous les élèves ; qu’elle refuse la réforme à venir de l’État qui tourne le dos à un modèle social solidaire. C’est pour défendre la Fonction publique et des Services Publics de qualité pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire, et plus particulièrement le service public d’éducation, que la FSU49 et le SNUipp-FSU49 appellent à la grève le 19 mars dans une grande mobilisation Privé-Public et à des manifestations pour défendre l’École contre la Loi Blanquer le samedi 30 mars.

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Ver 15/03/2007
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