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Vous êtes actuellement dans la rubrique : Actualités  / Année 2019  / 10-octobre 2019 

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Hommage à Christine Renon : prise de parole commune à Angers

Publié le: vendredi 4 octobre 2019

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Samedi 21 septembre 2019, Christine Renon, directrice d’école maternelle à Pantin, a mis fin à ses jours dans l’enceinte même de l’école. C’est la troisième fois cette année, qu’un suicide vient massivement secouer le monde de l’école. Pour ces trois cas, médiatisés à force de mobilisation enseignante, combien d’autres restés dans la confidence ?

Christine Renon, 58 ans, directrice connue et reconnue de toutes et tous à Pantin, engagée et dédiée à son travail a organisé et planifié sa disparition. Elle a pris le temps de s’expliquer dans une lettre, d’en choisir l’en-tête officiel de l’Education nationale, qu’elle a pris soin de la photocopier, de la glisser dans des dizaines enveloppes, de les affranchir, de les envoyer aux collègues directeurs, aux syndicats, parce qu’elle a eu le temps de songer aux répercussions de son geste (« je demande à l’institution de ne pas salir mon nom »), parce qu’elle a pris soin de « choisir le lieu de sa mort », l’école de la ville où elle enseignait depuis 30 ans.

Elle voulait que son suicide porte, loin, fort, qu’il pousse à réfléchir, à se mobiliser, à faire bouger les choses. Christine Renon a voulu faire de sa mort un acte militant.

Elle a voulu ainsi briser un tabou de l’école

Il n’y a pas, à ce jour, de statistique fiable sur le suicide enseignant.
C’est bien là une volonté délibérée de dissimuler le problème. Ce manque de chiffres, en dit long sur l’omerta qui règne dans l’Éducation nationale. La dernière étude sur l’épuisement professionnel remonte à 2012 et on ne sait pas vraiment combien de démissions, chaque année, sont liées au ras-le-bol professionnel. Suicides, burn out et démissions ont en commun de donner à voir la part sombre du « plus beau métier du monde », de dire la difficulté d’enseigner et le trop-plein, le trop-dur. Début 2017, une étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance concluait que « les enseignants ont une exposition moyenne aux Risques Psycho-Sociaux significativement plus élevée que les autres populations, surtout dans le premier degré ». Quelques mois plus tôt, le médiateur de l’EN qui consacrait son rapport au même sujet constatait que « le métier d’enseignant, tel qu’il est actuellement, isole trop souvent », et renvoyait à un rapport sénatorial notant que « la souffrance ordinaire des enseignants reste largement invisible de l’institution scolaire et de la hiérarchie administrative ».

Briser l’omerta, dire au grand jour les suicides, les dépressions et démissions serait une marque de respect envers les profs, ce serait reconnaître que le mal-être enseignant est une réalité et a des prolongements parfois terribles.

L’Institution est responsable !

Par des réformes à marche forcée, rejetées par l’ensemble de la profession dans la rue comme dans les instances paritaires ministérielles, académiques ou départementales.
Par la mise en œuvre de ces réformes sous la pression de la hiérarchie, au mépris parfois de nos valeurs professionnelles, notre éthique.
Par des méthodes de management aliénantes .
Par une instabilité des équipes sur le terrain créée et entretenue par des décisions ministérielles prises sans concertation avec les représentants des personnels.
Par une gestion centralisée et défaillante des remplacements.
Par le recours massif aux contractuels...
Par une standardisation de nos pratiques professionnelles.
Par des injonctions permanentes qui nous transforment en de simples exécutant.es.
Par la surcharge de travail que cela génère et qui pèse sur chaque collègue.
Par une dématérialisation des procédures qui démultiplient les tâches administratives et déshumanisent nos relations au travail pourtant au cœur de nos métiers.
Par le manque criant de matériel pédagogique et informatique dans nos écoles et nos établissements rendant le quotidien invivable.
Par une absence totale de soutien et de protection de l’Institution.
Par une médecine préventive quasi-inexistante (1 seul poste pour des milliers de personnels du premier et du second degré dans le 49 et le 53).
Par une médecine scolaire très insuffisante.
Ce sont toutes ces souffrances quotidiennes que notre collègue Christine Renon a mis au grand jour.

L’Institution nous doit des réponses concrètes.

Ensemble, mobilisons-nous pour nos conditions de travail et exigeons immédiatement
- la création de postes d’aide à la direction pour toutes les écoles ;
- la reconnaissance des directions collégiales ;
- du temps de décharges supplémentaires pour les enseignantes en charge de direction ;
- le respect de la souveraineté du conseil des maître-sses et de ses décisions, le respect de la liberté pédagogique ;
- des moyens pour investir dans le matériel indispensable au bon fonctionnement de nos écoles et de nos établissements pour nos élèves et pour nos conditions de travail ;
- la garantie de la santé, de l’intégrité morale et physique des personnels ;
- le développement d’une réelle médecine préventive à la hauteur des besoins, non externalisé...

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