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CHSCT-D du 29 janvier 2020 : déclaration préalable de la FSU de Maine-et-Loire

Publié le: mercredi 29 janvier 2020

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déclaration FSU au chsctd

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Monsieur l’Inspecteur d’Académie

En cette fin de mois de janvier, nous voilà réunis pour le premier CHSCT départemental de l’année scolaire.
Après une interruption de près de 7 mois entre deux séances, les questions et prérogatives propres à cette instance vont pouvoir être examinées.
Pourtant, à nos yeux, les questions de santé et de conditions de travail sont capitales pour les personnels de l’Education nationale, au moment même où d’incessants témoignages, principalement d’enseignants parviennent aux représentants du personnels et aux membres du CHSCT pour nous alerter d’une réalité professionnelle dégradée.

Cette rentrée a été marquée par des événements tragiques qui ont mis sur le devant de la scène ce que nous observons depuis tant de mois. Faut-il que Christine Renon ou Jean Willot ou d’autres encore décident de nous quitter pour que nous parlions enfin des conditions de travail dégradées ? D’abord, celles des directrices et directeurs absorbés par des tâches chronophages qui les détournent de leur mission principale. Hélas, les premières annonces du ministère ne sont pas à la hauteur du mal-être connu de tous.
Pire, notre ministre surfe sur cet épisode tragique pour reparler statut de directeur. S’il est nécessaire de parler identité professionnelle des directeurs et directrices, le statut ne peut constituer une réponse satisfaisante : maillon hiérarchique supplémentaire, nouvelles exigences… Nous craignons au contraire que cela ne l’isole davantage et l’empêche de faire équipe. Et c’est le collectif, la dispute professionnelle, le fait d’avoir un pair parmi les pairs avec une mission particulière qui fait la singularité et la qualité de notre école primaire, assure la sérénité au sein des collectifs de travail.
Au-delà de la direction d’école, la lettre bouleversante de Christine Renon résonne aussi en chacun de nous. Elle fait écho aux conditions de travail de tous les enseignantes et enseignants dans les classes : effectifs lourds, formation au rabais, inclusion peu ou pas accompagnée, empilement des réformes, politiques qui se suivent et ne se ressemblent pas : tout cela rend les journées difficiles et les adaptations aux demandes sont de plus en plus en conflit avec les valeurs qui animent la profession.
L’histoire de Christine Renon est aussi la nôtre, celle de chaque salarié·e. C’est cette tension permanente entre ce que nous croyons bon pour notre métier, nos élèves et ce qu’on nous demande de faire qui nous en fait perdre le sens et qui nous épuise.
Ce sentiment de ne pas bien faire son travail, cet « empêchement » à bien travailler est la source d’un grand malaise professionnel. Il est antinomique du bien être et de la sécurité au travail.
La reconnaissance de l’imputabilité au service quant au suicide de Christine Renon, est une première étape. Il a fallu pour ce faire une extraordinaire mobilisation d’une profession, traversée par la tristesse et la colère. Pour autant, à la lecture du rapport de l’inspection générale, cette imputabilité au service est reconnue a minima bloquant perpétuellement sur la culture du déni au sein de l’institution, empêchant toute approche raisonnée et transparente pour identifier les conditions de travail qui peuvent amener un enseignant à mettre fin à ses jours sur son lieu d’exercice.

Le travail ne doit pas tuer.

Le récent procès de France Télécom - son verdict inédit - est révélateur de ce qu’une organisation délétère du travail peut produire. Cela doit être - sans attendre - au centre de toutes les réflexions et actions des employeurs, responsables hiérarchiques.

A ce titre, notre fédération syndicale (SNUipp-FSU, Snes-FSU, Snep-FSU, Snics-FSU…) revendique l’urgence et réclament une amélioration des conditions d’exercice, une organisation du travail et un accompagnement qui rompe l’isolement, une amélioration salariale, une reconnaissance de la réalité du temps de travail, des moyens pour l’école, une meilleure reconnaissance de la professionnalité, une véritable médecine de prévention…
Nous en profitons pour dénoncer les effets de la Loi de Transformation de la Fonction Publique qui est une attaque sans précédent contre les droits des personnels et la défense de ceux-ci par leurs représentants. Cela fait aussi partie des conditions de travail que d’avoir des représentants élus qui dans les instances puissent dénoncer l’arbitraire !

L’avenir des CHSCT est chancelant. Ainsi, sous le doux nom de "transformation" des instances, il s’agit de réduire les prérogatives des CHSCTD que l’Education nationale aura mis tant de temps à mettre en oeuvre, de restreindre le champ d’intervention des représentants des personnels, d’empêcher de réelles investigations sur l’organisation du travail et ses éventuelles conséquences sur la santé. Faisons disparaître le thermomètre... il n’y aura plus de température !

Enfin, parce que nous sommes convaincus qu’elle est partie prenante de nos conditions de travail et qu’elle intègre la problématique de la durée dans le métier, la question de la retraite des personnels est un enjeu majeur.
Depuis le 5 décembre dernier, les salarié·es sont massivement engagé·es contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement. Les fonctionnaires ont beaucoup à y perdre, plus particulièrement les enseignants, davantage encore les enseignantes. Le gouvernement le sait parfaitement puisqu’il dit assurer les enseignants d’une compensation salariale (jusqu’en 2037 !) pour rattraper les pertes induites par la retraite à points. Cette prétendue "garantie" apparaît comme un leurre d’autant plus que le Conseil d’Etat vient de retoquer cette hypothétique programmation de revalorisation.

Conditions d’exercice, formation, reconnaissance salariale, autonomie, respect de l’expertise professionnelle, retraite... participe conjointement d’un tout, d’une même exigence. C’est cette exigence qui doit conduire notre action au bénéfice de la santé, la sécurité et des conditions de travail de tous.

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