Source du document : CAPD, CTSD, CDEN...  / Commissions paritaires 2016-2017 (CAPD, CTSD, ...)  SNUipp-FSU de Maine et Loire
Document publié le 2017-02-01 10:50:23 © SNUipp-FSU de Maine et Loire



CTSD du 31 janvier 2017 : déclaration du SNUipp-FSU 49 Publié le: mercredi 1er février 2017





Déclaration prononcée en début de séance du CTSD du 31 janvier 2017


Monsieur le Directeur académique,

Ce CTSD doit traiter la carte scolaire du premier degré de notre département pour la rentrée 2017.
Nous allons donc aborder de manière concrète la question du service public d’éducation dans le Maine-et-Loire et des moyens de sa mise en œuvre.

Avec une dotation de 23 moyens – en dépit d’une prévision de baisse démographique – nous pourrions supposer que la situation se présente sous les meilleurs auspices.

Nous souhaitons rappeler que le cumul des dotations ces cinq dernières années ne rattrape que modestement les suppressions successives et massives de postes sous la mandature de M. Sarkozy.
Ce prétendu « rattrapage » n’est nullement vécu comme une aubaine dans les écoles tant les conditions d’exercice se sont détériorées, voire sont devenues intenables : classes trop chargées, inclusions de plus en plus nombreuses, absences d’enseignants encore trop souvent non remplacées, RASED largement insuffisants…

Il y a une dizaine d’années, le SNUipp-FSU avait remis à l’un de vos prédécesseurs un rapport où nous pointions les moyens nécessaires pour permettre le remplacement de chaque congé, pour permettre l’efficience de la formation continue, pour réduire les effectifs des classes à 25 (notamment en maternelle), pour instaurer des RASED complets sur tout le département, pour scolariser tous les élèves de deux ans dont les parents en font la demande…
Ce rapport indiquait à l’époque la nécessité d’une dotation au minimum de 200 postes pour notre département.

Pour seule réponse, nous avions eu droit à un sourire ironique.
De notre côté, nous ne sommes guère portés à sourire devant la dégradation constante des conditions de travail, la concurrence rude avec l’école privée dans notre département, la souffrance de plus en plus palpable de nos collègues à mener à bien leurs missions, à faire réussir leurs élèves.

Nous continuerons donc à nous situer dans l’exigence d’un fonctionnement serein de l’école publique et laïque.
Comme nous réitérons notre exigence de pouvoir effectuer notre mission de représentants des personnels en étant destinataires de l’ensemble des éléments de la carte scolaire (projets d’ouverture et fermeture de classe, mesures concernant l’ASH, le PDMQDC, etc) conformément à l’article 50 du décret 2011-184. Nous réclamons également que les délais réglementaires soient respectés.

Cette exigence n’est ni une supplique, ni un « caprice » ; elle est l’expression de notre volonté à tenir notre rôle.
Le dialogue social, si l’on veut bien s’y inscrire, implique le strict respect des dispositions légales.